Pourquoi votre plan de charge est faux, et donc votre budget aussi

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Illustration : pourquoi les plans de charge sont inutilisables, surdéclaration et arbitrage

Il existe des dysfonctionnements qu’on attribue à tort à la culture d’entreprise. Le repli en silo, le « chacun pour soi » entre équipes, en fait partie. On y voit un manque de coopération, un problème de personnes, parfois un sujet de management.

C’est presque toujours faux. Le silo est le plus souvent une réponse rationnelle à un dispositif mal conçu, et le plan de charge en est l’exemple le plus net.

Le scénario est connu. La direction déploie un plan de charge partagé, souvent transformé en demande de budget pour l’année suivante. Chaque équipe, chaque projet y déclare ses besoins. En comité, on découvre que la demande dépasse la capacité de 30 %. Les projets démarrent quand même, et les ressources sont trouvées au dernier moment, par arrangement bilatéral.

Le plan est à jour, et il ne sert à rien. Pire, il fausse le budget qui en découle, puisqu’il additionne des demandes au lieu de refléter des choix. On retrouve ce scénario dans des organisations très différentes, avec des équipes pourtant de bonne volonté.

Les idées clés

  • Le symptôme : le plan est à jour, et il ne sert à rien. Il n’éclaire aucun arbitrage, il enregistre des demandes.
  • Ce n’est pas un problème de culture mais de dispositif : le même mécanisme se reproduit dans n’importe quelle organisation, quelles que soient les personnes.
  • La mauvaise question : « pourquoi les équipes ne fournissent-elles pas des données réalistes ? »
  • La bonne question : « qu’arrive-t-il à celle qui remplit correctement ? ». Si jouer le jeu fait perdre des ressources, chacun finit par surdéclarer.
  • Le budget hérite du défaut : construit sur des déclarations gonflées ou incomplètes, il ne reflète plus la capacité réelle, et les vrais arbitrages se font ensuite en coulisse.

Dans l’article complet, je démonte le mécanisme qui pénalise ceux qui jouent le jeu, et je montre comment ancrer le plan de charge dans un dispositif d’arbitrage capable de dire non.

Publié initialement sur Strategic Value Lab le 12/08/2026.

Sur ce site, dans la même veine : Hiérarchiser ses priorités pour mieux gérer son temps et Exemple d’animation de daily avec gestion du RUN.

Olivier Durnez

Olivier Durnez

Directeur de projets IT, spécialiste du pilotage de portefeuille. Chaque semaine, une analyse sur Strategic Value Lab.

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